Teevanille

Mes photos, mes créations Paint Shop Pro, vie de famille, mes amis, beaux textes et autres sujets.

27 juillet 2009

Oser être un bon compagnon pour soi


Oser être un bon compagnon pour soi

En découvrant que la personne avec laquelle nous passons l’essentiel de notre vie c’est nous même !
En se rappelant que la pire des solitudes n’est pas d’être seul, mais de s’ennuyer en sa propre compagnie.
En acceptant d’entendre que la violence la plus subtile que nous pouvons
nous infliger est de ne pas se respecter en se laissant définir par les
peurs ou les désirs de l’autre.
En prenant le risque de dire un oui
qui soit réellement un oui qui nous engage ou un non qui corresponde à
notre ressenti et à nos limites.
En veillant à rester en accord avec le meilleur de nous.
En accueillant le présent comme un PRESENT, et chaque manifestation de la
vie en nous et autour de nous comme l’équivalent d’un miracle unique.
En n’oubliant pas que même s’il arrive à des événements de se présenter
sous leurs aspects les plus négatifs, ils contiennent aussi une part de
lumière qui peut éclairer nos zones d’ombres.
Notre existence à besoin de tout notre amour pour nous révéler et nous permettre d’accéder au meilleur de nos possibles.
Oser être un bon compagnon pour soi-même, c’est un beau cadeau à se faire à soi et à tous ceux que nous aimons.

Jacques Salomé (in A qui ferais-je de la peine si j’étais moi-même -  Ed de l’Homme)



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02 juillet 2009

Oh Emilie

Oh Emilie, ma belle étourdie, quelle élégance dans tes habits de soie.
Ne te sens tu pas un peu emprisonnée dans cette robe extraordinaire ?
Mais te voilà encombrée avec ton ombrelle et incapable de m'écouter.
Encore et encore le silence me répond ......
Quel évènement le jour ou tu m'entendras enfin.
Etre à l'écoute est un luxe que tu ne peux m'offrir.
Encore et encore le silence me répond ......
Et déçue je m'éloigne et écoutant le vent qui lui me répond.

Création Teevanille le 2 juillet 2009.


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Henri Michaux

Un poème que j'aime de lui  extrait de "Poteau d'angle".

"Va jusqu'au bout de tes erreurs, au moins de quelques-unes, de façon à en bien pouvoir observer le type. Sinon, t'arrêtant à mi-chemin, tu iras toujours aveuglément reprenant le même genre d'erreurs, de bout en bout de ta vie, ce que certains appelleront ta "destinée". L'ennemi, qui est ta structure, force-le à se découvrir. Si tu n'as pas pu gauchir ta destinée, tu n'auras été qu'un appartement loué."

Henri Michaux, Poteaux d'angle, éditions Gallimard, 2004, p. 12


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22 janvier 2009

Rien qu'aujourd'hui

RIEN QU'AUJOURDH'HUI ....

.... il y a dans chaque semaine deux jours pour lesquels on ne devrait pas se tracasser....

L'un de ces jours est " HIER " avec ses erreurs et ses soucis , ses fautes et ses bévues, ses maux et ses peines.       ... HIER ...... s'échappe à jamais de nos mains .

L'autre jour , c'est  " DEMAIN " , avec ses fardeaux, ses larges espérances et ses pauvres accomplissements       ...... DEMAIN ..... est aussi hors de notre portée.

Il ne reste qu'un jour :  "  Aujourd'hui "       .....tout homme ne peut livrer les combats d'un seul jour .....Ce ne sont pas les épreuves d'un seul jour qui rendent les hommes fous , c'est le remord ou la rancoeur d'un incident qui est arrivé  HIER  et la crainte de ce que  DEMAIN   peut apporter...

          VIVONS......donc un seul jour à la fois,....juste   AUJOURD'HUI .

AUJOURDH'hui, .....
j'essaierai de vivre uniquement ma journée , sans aborder d'un seul coup l'ensemble de mes problèmes .    En un jour , je suis capable de faire une foule de choses, mais la perspective de devoir les répéter toute ma vie m'épouvanterait .

AUJOURDH'HUI .... je ferai mienne l'opinion d'Abraham Lincoln :  " la plupart des gens sont heureux pour autant qu'ils aient décidé de l'être " .

AUJOURDH'HUI ...... je m'adapterai à la réalité .     Je ne tenterai pas de la modeler en fonction de mes désirs  .     Je saisirai la chance comme elle viendra et je m'en accommoderai .

AUJOURDH'HUI  ......j'essaierai de cultiver mon esprit , d'assimiler des notions utiles .    Je consentirai un effort de réflexion et d'attention .

AUJOURDH'HUI .... j'exercerai mon âme de trois façons .  Je rendrai service à quelqu'un sans qu'on le sache .    Je ferai ,  seulement pour m'y entraîner ,   au moins deux choses qui me rebutent .    Je ne montrerai à personne que l'on me fait de la peine ;   si on me blesse ,  je ne le laisserai pas voir .

AUJOURDH'HUI ... je serai aimable .  Je soignerai mon aspect extérieur , je n'élèverai pas la voix , je ne critiquerai sous aucun prétexte ,  je ne trouverai rien à redire .
.....j'essaierai de n'améliorer et de ne corriger que moi seul .

AUJOURDHUI ...  je m'établirai un programme .   Je ne le suivrai sans doute pas exactement , mais je l'aurai .   Je fuirai comme la peste la précipitation et l'indécision .

AUJOURDHUI ... je m'accorderai une demi heure de paix et de détente .     A la faveur de cette pause , j'essaierai d'entrevoir ma vie sous un jour meilleur .

AUJOURDH'HUI .... je n'aurai pas de vaines appréhensions .   Je n'aurai pas peur , surtout , de jouir de ce qui est beau .  J'aurai la certitude que l'univers me rendra ce que je lui aurai donné .




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04 novembre 2008

Conte africain

Un enfant demande à son père :
- Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?
Alors le père demande a son fils de le suivre ils sortent de la maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied.
Et les gens du village de dire:
- Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d'aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.

Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant  installé son fils sur l' âne et lui marchant à côté.
Les gens du village dirent alors :
- Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le surlendemain ils s'installent tous les deux sur l'âne avant de quitter la maison.
Les villageois commentèrent en disant :
- Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l' âne trottinant derrière eux.
Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire :
- Voilà qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C' est le monde à l'envers !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Arrivés à la maison, le père dit à son fils:
- Tu me demandais l'autre jour le secret du bonheur. Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire.

Fais ce qui te plait et tu seras heureux.



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15 août 2008

Les grands de ce monde

Un beau texte écrit par un ami. Il m'a fort émue et je le trouve très vrai.

LES GRANDS DE CE MONDE



Pour moi, les grands de ce monde, ce n'est pas ceux qu'on croit. Il me semble que les grands de ce monde, les vrais, on ne les voit pas.
On ne les voit pas à la télévision en tout cas.
Ni dans les médias, ni dans les débats ,ni à la rue de la loi.

Ils n'ont pas fait l'Europe.
Ils n'ont pas fait des matchs de choc.
Ils n'ont pas fait Forest National, le suspens d'un Mundial, le Paris Dakar ou la course autour du monde à la voile et en drakkar.

Ils n'ont pas, non plus, fait entendre leur voix à l'ONU.
Ils ne parlent pas dans les micros.
La presse ne les prend pas en photos.
On ne leur demande pas des déclarations, des allocutions ou de donner " à chaud " leurs impressions.

Ce qu'on leur demande à l'occasion, très gentiment, c'est le caddie qu'ils sont occupés à rapporter contre une pièce d'un euro.
Car les grands de ce monde, cela va de soi, font leurs courses et la file comme tout le monde, évidemment.

Ils n'ont pas de Nobel, de césar et de maillot jaune
Ils n'ont pas de blouson " tendance " ou de tailleur super-mode.
Et puis même , s'ils en ont ; ce n'est pas ça qui compte.
Oh non !

Ils pleurent dans l'ombre, je vous le dis , les grands de ce monde.
Ils pleurent en douce, " à l'intérieur " , sans qu'ils le montrent.
Ils se sentent en faute, les pauvres.
Ils se rongent.
Ils ont honte .
Ils ont une fille qui se drogue, un bébé-pas-éveillé-comme-les-autres, un fils qui a fait des bêtises, et qu'ils vont voir au parloir les jours de visite.

Ils ont parfois le pire. La plus lourde des croix.
Le suicide d'un enfant de 20 ans sur les bras.
Mais que ce soit vingt ans, quinze ou quarante, cela ne change rien aux données du problème, à la brulure de la peine, la jeunesse du noyé, l'âge du pendu ou celui du capitaine.

Les grands de ce monde, les vrais, ce sont les parents blessés .
Ils ont mal à leur petit qu'ils disent avoir raté.
Ils ont mal à hurler.
Ce qui signifie qu'ils ne crient jamais.


Les grands de ce monde ont des coeurs saignants sous des dehors vaillants.
Le sens de la dignité, si on préfère appeler ça autrement.
Comment leur faire comprendre qu'ils sont les papas-mamans les plus estimables ?

Que les autres, si fiers de leurs poussins sans pépins, ont eu beaucoup de pot, les veinards, mais aucun " mérite " spécial ou rare ?

On n'est pas quelqu'un de remarquable parce qu'on a tiré un bon numéro dans le chapeau . Parce qu'on a eu la chance de gagner au lotto.

On est quelqu'un de grand ici-bas, quand on a la générosité du courage . Le courage d'endurer sa douleur en silence et de sourire , malgré tout.

Sourire encore et toujours. Sourire, sans pincer les lèvres, lorsque les beaux enfants des autres vous sautent au cou..... 


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13 août 2008

Je suis dans la pièce à côté

La mort n'est rien, je suis seulement passé, dans la pièce à côté.  Je suis moi. Vous êtes vous. Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours. Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné, parlez-moi comme vous l'avez toujours fait. N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste. Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre. La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de vos  pensées, simplement parce que je suis hors de votre vue ? Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
 

Canon Henry Scott-Holland (1847-1918), traduction d'un extrait de "The King of Terrors", sermon sur la mort 1910
Quelquefois attribué à Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin



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